1. Ce qu’est un produit structuré — et ce qu’il n’est pas
Un produit structuré est un titre de créance émis par une banque,
dont le remboursement et la rémunération sont calculés selon une formule fixée à
l’avance et référencée à un actif financier : un indice, une action, un panier, un taux.
Cette définition juridique a trois conséquences immédiates, qui échappent souvent à
l’investisseur.
Vous ne détenez pas le sous-jacent. Ni les actions, ni l’indice.
Vous ne percevez donc aucun dividende et ne disposez d’aucun droit de vote.
Vous êtes créancier d’une banque. Si elle fait défaut, la formule
ne vous protège de rien, quelle que soit la performance du sous-jacent.
Ce n’est pas un fonds. Il n’y a ni gérant, ni arbitrage, ni
décision discrétionnaire en cours de vie. La formule s’applique mécaniquement.
Un produit structuré ne gère rien. Il exécute un contrat. Toute la
question est de savoir si ce contrat vous est favorable.
2. D’où vient le coupon
Un coupon de 11 % par an dans un monde où le taux sans risque est à 2 % ne tombe pas
du ciel. Il est financé, et il est utile de savoir par quoi. Schématiquement, l’émetteur
décompose votre nominal en deux poches.
La première est une composante obligataire : en plaçant une partie
de votre argent à son propre taux de financement, l’émetteur sait reconstituer une
fraction du capital à l’échéance. La seconde est un budget d’options :
avec le reliquat, il achète et vend des options sur le sous-jacent. C’est cette seconde
poche qui fabrique le profil de gain.
Trois leviers permettent d’augmenter le coupon — et chacun a un coût pour vous :
Vendre de la volatilité. Plus le sous-jacent est agité, plus les
options vendues rapportent. Un coupon élevé signale donc un sous-jacent risqué, pas une
bonne affaire.
Renoncer aux dividendes. Les grands indices sont publiés
dividendes non réinvestis : le CAC 40 que vous lisez dans la presse ne les intègre pas.
Ces dividendes abandonnés financent l’essentiel de votre coupon.
Plafonner le gain. En abandonnant les scénarios très haussiers,
vous achetez votre protection à la baisse.
À ces trois leviers s’ajoutent les mécanismes défavorables : un
Worst-of sur plusieurs
actions, une barrière
américaine, un indice décrément, une devise étrangère non couverte. Lorsqu’un coupon
dépasse nettement ceux du marché, l’un de ces mécanismes est presque toujours présent.
Le trouver, c’est comprendre le produit.
3. Indice public ou indice décrément
C’est aujourd’hui la ligne de partage la plus importante du marché français, et la
moins expliquée.
Un indice public — CAC 40, EURO STOXX 50, S&P 500 — est calculé
par un fournisseur indépendant, coté en continu, consultable par n’importe qui. Un
indice décrément est construit pour la structuration : il réinvestit les
dividendes réels du panier, puis en retranche un prélèvement forfaitaire, soit un
pourcentage annuel, soit un nombre fixe de points.
Indice public
Indice décrément
Cotation
Suivie quotidiennement, presse et sites financiers
Publiée par l’émetteur, peu accessible
Historique
Réel, souvent plusieurs décennies
Souvent reconstitué par calcul avant la création
Dividendes
Non réinvestis : ils financent le coupon
Réinvestis puis prélevés au forfait
Coupon affiché
Élevé
Plus élevé encore
Écart à la référence
Aucun, c’est la référence
Se creuse chaque année
Le décrément n’est pas un piège en soi : c’est un mode de financement du coupon,
parfaitement documenté. Mais il transfère au souscripteur un sous-jacent qu’il ne peut
plus suivre, et dont le prélèvement pèse d’autant plus lourd que le marché baisse —
quand il s’agit d’un décrément en points, le prélèvement reste constant en valeur
absolue alors que l’indice, lui, a reculé.
Nos structures sont toutes sur indice public. Le coupon y est un peu
plus faible à barrières identiques, et nous assumons cet écart :
la fiche détaillée
explique le calcul.
Pas de coupon : l’avantage est pris à l’achat, sous forme d’une décote sur le niveau du sous-jacent. Le gain est plafonn…
Chaque famille fait l’objet d’une fiche détaillée, avec son mécanisme, ses avantages
et ses coûts : voir les fiches.
5. Les barrières, le cœur du sujet
Un produit de rendement comporte généralement deux barrières, qu’il ne faut pas
confondre. La barrière de coupon commande le revenu : au-dessus, le
coupon tombe ; en dessous, il est suspendu (ou mémorisé). La barrière de
capital commande le remboursement : c’est elle, et elle seule, qui détermine
votre risque de perte.
Le graphique ci-dessous montre le profil de remboursement à l’échéance d’un Phoenix à
barrière 60 %. Il résume à lui seul la nature du pari.
Profil de remboursement à l’échéance. Au-dessus de la barrière, le capital
est remboursé intégralement — mais jamais davantage. En dessous, la perte est immédiate
et proportionnelle : deux points d’écart font basculer le remboursement de 100 % à 59 %.
Deux points méritent toute l’attention.
Le mode de constatation
Une barrière dite européenne n’est constatée qu’une seule fois, le
jour de l’échéance. Le sous-jacent peut passer sous le seuil pendant des années sans
aucune conséquence, pourvu qu’il soit remonté ce jour-là. Une barrière
américaine, elle, est constatée à chaque séance : un seul franchissement,
même intrajournalier, suffit à détruire définitivement la protection. À niveau identique,
les deux n’ont rien à voir. La quasi-totalité des produits distribués en France retient
heureusement le format européen — mais il faut le vérifier.
L’effet de seuil
Juste au-dessus de la barrière, vous récupérez tout. Juste en dessous, vous perdez
quarante points. Cette discontinuité est le défaut structurel des barrières sèches. Elle
explique aussi pourquoi la valeur de marché d’un produit devient très instable lorsque le
sous-jacent rôde autour de son seuil. Les mécanismes
airbag ont précisément été
conçus pour la supprimer, au prix d’un coupon plus faible.
6. Les six risques réellement portés
La documentation commerciale insiste sur le risque de marché. Il n’est ni le seul, ni
toujours le plus important.
Risque de perte en capital. Si la barrière est enfoncée à
l’échéance, la perte est réelle et peut être lourde. Elle est proportionnelle à la
baisse du sous-jacent depuis le niveau initial, sauf mécanisme airbag.
Risque de crédit de l’émetteur. Le plus négligé. En cas de
défaillance de la banque, vous êtes un créancier parmi d’autres, soumis au mécanisme
européen de renflouement interne. Aucune garantie des dépôts ne s’applique.
Risque de rendement nul. Vous pouvez porter un produit huit ans et
n’encaisser aucun coupon, tout en récupérant votre capital. Le capital est préservé,
mais huit années de rendement sont perdues : c’est un coût d’opportunité réel.
Risque de liquidité. Il n’existe pas de marché organisé. La sortie
anticipée dépend du prix de rachat affiché par l’émetteur, qui n’y est le plus souvent
pas contractuellement tenu.
Risque de réinvestissement. Un produit rappelé rapidement vous
rend votre capital au moment précis où le marché a monté — donc où les nouveaux coupons
offerts sont plus faibles.
Risque de change. Sur un produit libellé en devise étrangère, il
peut à lui seul effacer le gain de la formule.
!
Un produit structuré n’est pas un placement sans risque déguisé. C’est un
échange explicite : vous renoncez à une partie du potentiel de hausse et vous acceptez
un risque de perte au-delà d’un certain seuil, en contrepartie d’un rendement
conditionnel supérieur à celui d’un placement sans risque. Si cet échange vous convient,
le produit a du sens. Sinon, aucun niveau de coupon ne le justifiera.
7. Enveloppes et fiscalité
Le même produit n’a pas le même rendement net selon l’enveloppe qui l’accueille. C’est
un paramètre de décision, pas un détail administratif.
Enveloppe
Traitement des coupons
À retenir
Assurance-vie
Capitalisation en franchise d’impôt dans le contrat
Le cadre le plus utilisé. Les coupons se réinvestissent à plein. Ajouter les frais de gestion annuels du contrat au coût du produit.
Contrat de capitalisation
Identique à l’assurance-vie
La voie usuelle pour une holding ou une trésorerie d’entreprise excédentaire.
Compte-titres
Imposition à la perception, au prélèvement forfaitaire unique ou au barème
Liberté totale de choix de l’émetteur et de la souche, mais fiscalité immédiate sur chaque coupon.
PER
Capitalisation dans le plan
L’horizon long s’accorde aux maturités élevées. Fonds bloqués jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage.
PEA
Exonération après cinq ans
Éligibilité très restreinte : la grande majorité des produits structurés n’y est pas admise. À vérifier systématiquement.
Ces éléments décrivent le cadre général applicable aux résidents
fiscaux français. Ils ne constituent pas un conseil fiscal : la situation personnelle du
souscripteur commande, et la réglementation évolue.
8. Sortir avant l’échéance
C’est possible, mais rarement au prix que l’on imagine. La valorisation en cours de vie
ne se déduit pas du niveau du sous-jacent par une règle de trois : elle dépend aussi de la
volatilité, des taux, du temps restant et de la qualité de crédit de l’émetteur.
Un produit dont le sous-jacent est inchangé peut parfaitement valoir 93 % du nominal,
pour deux raisons principales : les frais de structuration ont été prélevés dès
l’émission, et le temps n’a pas encore fait son œuvre. À l’inverse, en fin de vie, la
valeur converge mécaniquement vers le montant de remboursement attendu — c’est
l’effet de pull-to-par.
En pratique : un produit structuré doit être souscrit avec l’intention de le porter
jusqu’à son terme. La sortie anticipée est une porte de secours, jamais une stratégie.
9. Les dix questions à poser
Quel est l’émetteur exact du titre, et quel est son garant ?
Quelles sont ses trois notations, à quelle date, et avec quelles perspectives ?
Le sous-jacent est-il un indice public ou un indice décrément ? Si décrément, en points ou en pourcentage, et de combien ?
La barrière de capital est-elle constatée à l’échéance seulement, ou en continu ?
Y a-t-il un mécanisme Worst-of ? Sur combien de composantes ?
Les coupons sont-ils à mémoire ? Existe-t-il une période de non-rappel ?
Quel est le coût total : frais intégrés à la formule, plus frais de l’enveloppe ?
Quel est le SRI, et que disent les quatre scénarios du document d’informations clés ?
Quelle est la devise, et le risque de change est-il couvert ?
Quelle part ce produit représente-t-il dans mon patrimoine financier total ?
Si l’on ne retient qu’une règle : exiger le document d’informations clés avant
la brochure commerciale. Le premier est réglementaire, standardisé et comparable.
La seconde n’a aucune valeur contractuelle.
10. Les erreurs les plus fréquentes
Comparer le coupon de deux produits sans comparer leurs sous-jacents.
Un produit à 10 % sur indice public et un produit à 12 % sur décrément ne sont pas
comparables : le second a déjà prélevé la différence.
Comparer le coupon sans comparer les barrières. Un produit à 8,5 %
barrière 40 % est souvent préférable à un produit à 11 % barrière 70 %.
Prendre la maturité affichée pour la durée réelle. Sur un autocall,
elle est presque toujours plus courte — sans qu’on puisse en être certain.
Croire qu’un panier diversifie. En Worst-of, il concentre le risque
au lieu de le disperser.
Confondre « capital garanti » et « sans risque ». La garantie est
celle d’une banque, elle ne vaut qu’à l’échéance.
Comparer un backtest à une performance. L’historique d’un indice
récent est reconstitué a posteriori : personne ne l’a jamais investi.
Concentrer sur un seul émetteur. Diversifier les signatures compte
autant que diversifier les sous-jacents.
Onze familles décrites, et une douzième —
l’indice
décrément — que nous présentons pour la reconnaître et l’écarter. Les niveaux
chiffrés cités sont des ordres de grandeur représentatifs des conditions de 4 novembre 2026.
Rendement conditionnel
Autocall Phoenix
La structure la plus distribuée en France : un coupon versé à chaque constatation si le sous-jacent reste au-dessus d’une barrière, et un remboursement anticipé possible dès que le niveau initial est retrouvé.
Pour qui ? Investisseur qui anticipe un marché stable, légèrement haussier ou modérément baissier, et qui accepte de plafonner son gain au coupon en échange d’une protection partielle à l’échéance.
À chaque date de constatation (souvent trimestrielle ou annuelle), on compare le niveau du sous-jacent à deux seuils. Si le sous-jacent est au-dessus de la barrière de coupon, le coupon de la période est versé. S’il est au-dessus du seuil de rappel (généralement 100 % du niveau initial), le produit est remboursé par anticipation au nominal, coupon inclus, et s’arrête là.
Si aucun rappel n’a eu lieu jusqu’à l’échéance, le capital est remboursé intégralement tant que le sous-jacent est au-dessus de la barrière de capital (par exemple 60 % du niveau initial). En dessous, l’investisseur subit la baisse réelle du sous-jacent, sans amortisseur.
Ce que la structure apporte
Coupon connu à l’avance et détaché même en marché baissier modéré
Rappel anticipé qui raccourcit la durée réelle de détention
Barrière de capital souvent profonde (50 à 70 %)
Ce qu’elle coûte
Gain plafonné : la hausse du sous-jacent au-delà du coupon ne profite pas à l’investisseur
Risque de perte franche dès que la barrière de capital est enfoncée à l’échéance
Durée réelle incertaine, entre quelques mois et la maturité maximale
Rendement conditionnel
Phoenix à coupon mémoire
Un Phoenix classique auquel on ajoute un effet mémoire : les coupons non versés ne sont pas perdus, ils sont mis en réserve et rattrapés dès qu’une constatation redevient favorable.
Pour qui ? Investisseur qui redoute moins une baisse durable qu’un passage sous la barrière au mauvais moment, et qui privilégie le rendement total sur la régularité des versements.
Le fonctionnement est celui de l’Autocall Phoenix. La différence tient à l’effet mémoire : chaque coupon manqué est conservé et s’additionne au premier coupon payé par la suite.
Un produit à 8 % annuel qui manque deux constatations puis en réussit une troisième verse 24 % en une fois. La mémoire transforme un trou de performance temporaire en simple report, à condition que le sous-jacent repasse un jour au-dessus de la barrière de coupon.
Ce que la structure apporte
Aucun coupon définitivement perdu tant que le produit vit
Lisse l’effet des constatations défavorables isolées
Rendement total souvent supérieur à un Phoenix sans mémoire sur un parcours agité
Ce qu’elle coûte
Coupon facial légèrement inférieur à un produit sans mémoire, à barrières identiques
Si le sous-jacent ne repasse jamais la barrière de coupon, la mémoire ne sert à rien
Trésorerie irrégulière : versements groupés plutôt que réguliers
Rendement capitalisé
Athéna
Pas de coupon détaché en cours de vie : le rendement est capitalisé et versé en une fois, au moment du remboursement anticipé ou à l’échéance.
Pour qui ? Investisseur qui n’a pas besoin de revenus intermédiaires et préfère un gain intégralement différé, souvent mieux rémunéré qu’un coupon détaché à barrières comparables.
À chaque constatation, le produit est remboursé par anticipation si le sous-jacent est au-dessus du seuil de rappel. Le versement comprend alors le nominal plus un gain égal au taux annuel multiplié par le nombre d’années écoulées.
Tant que le rappel n’intervient pas, rien n’est versé. À l’échéance, soit le sous-jacent est au-dessus de la barrière finale et le capital est remboursé avec l’intégralité du gain capitalisé, soit il est en dessous de la barrière de capital et l’investisseur encaisse la baisse.
Ce que la structure apporte
Taux de capitalisation généralement supérieur au coupon d’un Phoenix équivalent
Un seul flux à l’arrivée : simple à suivre et à fiscaliser dans un compte-titres
Capitalisation mécanique qui travaille tant que le produit vit
Ce qu’elle coûte
Aucun revenu intermédiaire : zéro perçu si le produit ne rappelle jamais et termine sous la barrière
Logique tout ou rien, moins lisible pour un investisseur cherchant du rendement courant
Sensible à la date : un rappel tardif allonge l’immobilisation du capital
Rendement élevé, protection limitée
Reverse Convertible
Un coupon fixe et inconditionnel, versé quoi qu’il arrive, en échange d’une exposition directe à la baisse du sous-jacent à l’échéance, avec une protection faible ou nulle.
Pour qui ? Investisseur averti qui recherche un rendement élevé immédiat et accepte d’être assimilé à un acheteur du sous-jacent en cas de baisse.
Le coupon est versé à chaque période sans condition de barrière : c’est la seule famille où le rendement est acquis indépendamment du parcours du sous-jacent.
En contrepartie, le remboursement du capital est intégralement conditionné au niveau final. Au-dessus du strike (ou d’une barrière peu profonde, souvent 80 à 90 %), le nominal est remboursé ; en dessous, l’investisseur reçoit l’équivalent de la performance négative du sous-jacent, parfois sous forme de livraison des titres.
Ce que la structure apporte
Coupon certain, non conditionnel
Rendement facial parmi les plus élevés du marché
Structure simple à trois paramètres : coupon, strike, échéance
Ce qu’elle coûte
Protection du capital faible ou inexistante : le profil de perte ressemble à une détention directe
Aucun rappel anticipé pour sécuriser le gain
Sur un mono sous-jacent action, le risque spécifique de l’émetteur du titre s’ajoute au reste
Protection prioritaire
Capital protégé ou garanti
Le nominal est remboursé à l’échéance quel que soit le parcours du sous-jacent — sous la seule réserve de la solvabilité de l’émetteur. Le rendement, lui, reste conditionnel ou partiel.
Pour qui ? Trésorerie d’entreprise, investisseur prudent ou allocation cœur de portefeuille, pour qui la préservation du nominal primait sur le rendement.
L’émetteur place l’essentiel du nominal sur une composante obligataire qui ramène 100 % du capital à l’échéance, et consacre le reliquat à l’achat d’options qui portent la performance.
Le niveau des taux conditionne directement l’attrait de cette famille : plus les taux sont élevés, moins la composante obligataire coûte cher et plus le budget d’options est important. La protection ne vaut qu’à l’échéance — en cours de vie, la valeur de marché peut descendre sous le nominal — et elle ne couvre jamais le risque de défaut de l’émetteur.
Ce que la structure apporte
Capital remboursé à l’échéance, hors défaut de l’émetteur
Profil compatible avec des contraintes prudentielles ou statutaires
Lisibilité forte pour un comité d’investissement
Ce qu’elle coûte
Participation à la hausse réduite, souvent plafonnée
Protection valable uniquement à l’échéance, pas en cours de vie
Immobilise le capital sur une durée longue, avec un coût d’opportunité réel
Croissance indexée
Produit de participation
Pas de coupon : la performance du sous-jacent est restituée, en totalité ou avec un effet de levier, dans une fourchette délimitée par un plancher et un plafond.
Pour qui ? Investisseur qui a une vue haussière à moyen terme et souhaite rester exposé à la progression du marché tout en bornant sa perte.
L’indexation s’exprime par un taux de participation : 100 % pour une restitution à l’identique, 150 % pour un levier, 70 % pour une participation partielle compensée par une protection plus solide.
La fourchette de gain est très souvent bornée par un cap (plafond), ce qui finance la protection à la baisse. Les variantes call spread, asiatique (moyenne des constatations) ou lock-in (cliquet qui sécurise les paliers atteints) modulent ce profil.
Ce que la structure apporte
Participation réelle à la hausse du sous-jacent, parfois avec levier
Profil proche d’un investissement en actions, avec un amortisseur contractuel
Variante lock-in capable de verrouiller les gains intermédiaires
Ce qu’elle coûte
Aucun revenu intermédiaire : la performance n’est connue qu’à l’échéance
Plafond qui prive l’investisseur des marchés très haussiers
Les dividendes du sous-jacent ne sont généralement pas reversés
Amortisseur de baisse
Airbag & Bonus
Deux réponses au défaut majeur des barrières classiques : l’effet de seuil. L’Airbag amortit la perte au-delà de la barrière, le Bonus verse une prime fixe tant qu’un seuil n’a jamais été touché.
Pour qui ? Investisseur qui a compris le danger du franchissement de barrière et accepte un coupon un peu plus faible pour le neutraliser.
Airbag : lorsque la barrière de capital est franchie, la perte n’est pas calculée depuis le niveau initial mais depuis la barrière elle-même. Avec une barrière à 60 %, un sous-jacent qui termine à 55 % fait perdre environ 8 % au lieu de 45 %. L’effet falaise est lissé.
Bonus : le produit verse une prime prédéfinie à l’échéance tant qu’un seuil bas n’a jamais été touché en continu. Si ce seuil est touché une seule fois, le produit se transforme en exposition directe au sous-jacent et la prime est perdue.
Ce que la structure apporte
Suppression ou atténuation de l’effet de seuil, principal piège des barrières
Perte progressive et non brutale sur la variante Airbag
Profil de risque plus lisible à présenter
Ce qu’elle coûte
Coupon ou prime inférieurs à ceux d’une structure sèche équivalente
La variante Bonus avec constatation continue est fragile : un seul point de passage suffit
Documentation plus technique, donc plus difficile à comparer
À repérer et à mesurer
Indice décrément
Le sous-jacent n’est pas un indice de marché mais un indice construit par l’émetteur, auquel on retranche un dividende forfaitaire chaque année. C’est le socle de la majorité des structures distribuées en France : le comparateur en recense, et signale chacune d’elles comme telle.
Pour qui ? Un investisseur capable de rapporter le prélèvement au rendement du dividende réel du panier, et d’en vérifier la contrepartie en coupon. Cette fiche sert à reconnaître un décrément dans une documentation et à en mesurer le coût.
Un indice décrément reproduit un panier d’actions en réinvestissant les dividendes réels, puis en déduisant un prélèvement fixe : soit un pourcentage annuel (par exemple 5 % par an), soit un montant en points d’indice (par exemple 50 points par an).
L’émetteur connaît ainsi à l’avance le flux de dividendes, ce qui lui permet d’afficher des coupons et des barrières plus généreux. La contrepartie est mécanique : si les dividendes réels du panier sont inférieurs au décrément, l’indice progresse structurellement moins vite que l’indice de référence classique. Le décrément en points est particulièrement pénalisant lorsque l’indice baisse, puisque le prélèvement reste constant en valeur absolue au moment même où l’investisseur a besoin que l’indice se maintienne au-dessus de ses barrières.
Notre position. Un décrément n’est pas défavorable en soi : correctement calibré — c’est-à-dire proche du rendement du dividende réel du panier — et suffisamment rémunéré en coupon, c’est un arbitrage défendable. Nous les signalons donc plutôt que de les écarter : la nature du sous-jacent figure sur chaque fiche du comparateur et sert de filtre. À vous de décider si le surcroît de coupon obtenu compense le prélèvement — les trois vérifications ci-dessous suffisent à trancher.
Ce que la structure apporte
Permet d’afficher des coupons et des barrières plus attractifs
Volatilité souvent inférieure à celle d’un mono sous-jacent action
Diversification sectorielle ou géographique dans un seul sous-jacent
Ce qu’elle coûte
Écart de performance croissant avec l’indice de référence au fil du temps
Décrément exprimé en points : effet d’autant plus lourd que l’indice baisse
Indices souvent jeunes : historiques réels courts, le reste étant du backtest
Cotation et méthodologie difficilement vérifiables par l’investisseur
Double sens
Twin Win
Un produit qui gagne dans les deux sens : la hausse est restituée, et la baisse est convertie en performance positive tant qu’un seuil bas n’est pas franchi.
Pour qui ? Investisseur qui anticipe un mouvement marqué sans savoir dans quel sens, par exemple avant un événement de marché identifié.
À l’échéance, une hausse du sous-jacent est restituée selon un taux de participation. Une baisse est transformée en gain équivalent à sa valeur absolue, tant que la barrière basse n’a pas été atteinte.
Si la barrière est franchie, le mécanisme s’éteint : l’investisseur retrouve une exposition directe à la baisse réelle du sous-jacent.
Ce que la structure apporte
Gagne en marché haussier comme en marché baissier contenu
Réponse pertinente à une vue de forte volatilité sans direction
Profil original, peu corrélé aux structures classiques du portefeuille
Ce qu’elle coûte
Structure coûteuse : participation souvent inférieure à 100 %
Barrière généralement proche, donc vite atteinte
Rare sur le marché français et peu liquide en secondaire
Risque de crédit
Credit Linked Note (CLN)
Le rendement ne dépend pas d’un indice actions mais de la survenance d’un événement de crédit sur un émetteur de référence ou un panier d’émetteurs.
Pour qui ? Investisseur obligataire qui cherche un surcroît de rendement sur une signature qu’il connaît et dont il accepte le risque de défaut.
Tant qu’aucun événement de crédit (défaut, restructuration, faillite) n’affecte la référence, le coupon est versé et le capital remboursé à l’échéance.
Si un événement de crédit survient, le remboursement est amputé du taux de recouvrement constaté. L’investisseur porte donc deux risques de crédit distincts : celui de l’émetteur du titre et celui de la référence sous-jacente.
Ce que la structure apporte
Rendement décorrélé des marchés actions
Exposition à une signature précise, choisie et analysable
Insensible aux mouvements de marché tant qu’il n’y a pas d’événement de crédit
Ce qu’elle coûte
Deux risques de crédit cumulés : émetteur et référence
Perte potentiellement très lourde et brutale en cas de défaut
Analyse crédit exigeante, hors de portée d’un investisseur non spécialiste
Taux & obligataire
Produits de taux
Le sous-jacent n’est plus une action ou un indice mais une courbe de taux : Euribor, CMS, inflation. Structures privilégiées pour les placements de trésorerie.
Pour qui ? Trésorier d’entreprise, holding ou investisseur institutionnel qui veut améliorer la rémunération d’une poche obligataire sans exposition actions.
Les variantes les plus courantes sont le callable (taux fixe élevé, l’émetteur pouvant rappeler le titre aux dates prévues), le range accrual (coupon versé chaque jour où le taux de référence reste dans une fourchette) et les formules indexées sur l’inflation ou la pente de la courbe.
Ces produits ne comportent généralement aucune exposition actions : le capital est le plus souvent protégé à l’échéance, et le risque résiduel est le risque de taux en cours de vie et le risque de crédit de l’émetteur.
Ce que la structure apporte
Pas de risque actions, capital généralement protégé à l’échéance
Rémunération supérieure à un compte à terme de même maturité
Compatible avec un cadre de placement de trésorerie encadré
Ce qu’elle coûte
Option de rappel détenue par l’émetteur, donc exercée contre l’investisseur
Valeur de marché très sensible aux mouvements de taux en cours de vie
Durées souvent longues, avec un risque de réinvestissement défavorable
Décote à l’entrée
Certificat Discount
Pas de coupon : l’avantage est pris à l’achat, sous forme d’une décote sur le niveau du sous-jacent. Le gain est plafonné à un niveau fixé dès l’origine.
Pour qui ? Investisseur qui veut s’exposer à un sous-jacent avec une marge de sécurité et qui accepte un gain borné.
L’investisseur achète le certificat en dessous du cours du sous-jacent. À l’échéance, il reçoit le plus petit des deux montants entre le niveau du sous-jacent et le plafond.
La décote constitue l’amortisseur : le produit reste gagnant tant que le sous-jacent ne baisse pas plus que la décote accordée au départ.
Ce que la structure apporte
Entrée à prix réduit, qui constitue une protection immédiate
Structure simple, lisible en deux paramètres
Gain atteint même en cas de légère baisse du sous-jacent
Ce qu’elle coûte
Gain plafonné, souvent modeste
Pas de coupon : rien n’est perçu avant l’échéance
Perte proportionnelle au-delà de la décote, sans barrière protectrice
A
Airbag Mécanismes
Mécanisme qui recalcule la perte depuis la barrière de capital et non depuis le niveau initial, de façon à supprimer l’effet de seuil.
Sans airbag, une barrière à 60 % franchie de peu provoque une perte immédiate de plus de 40 %. Avec airbag, la perte est proportionnelle au dépassement de la barrière : elle démarre à zéro juste sous le seuil et progresse graduellement.
ExempleBarrière à 60 %, sous-jacent final à 54 %. Sans airbag : perte de 46 %. Avec airbag : 54 % ÷ 60 % = 90 %, soit une perte de 10 %.
Assurance-vie Enveloppes & fiscalité
Enveloppe de capitalisation offrant une fiscalité avantageuse après huit ans de détention et un cadre favorable à la transmission.
Le logement d’un produit structuré en assurance-vie présente un avantage majeur : les coupons perçus ne sont pas fiscalisés tant qu’ils restent dans le contrat, ce qui permet un réinvestissement à plein. Il faut en revanche ajouter les frais de gestion annuels du contrat au coût du produit lui-même.
Athéna Mécanismes
Famille de produits structurés dans laquelle le rendement n’est jamais détaché en cours de vie mais capitalisé, puis versé en une seule fois au moment du remboursement anticipé ou à l’échéance.
Le gain est proportionnel au temps écoulé : un Athéna à 9 % rappelé au bout de trois ans verse 27 % en une fois. Si le produit n’est jamais rappelé et termine sous sa barrière de capital, l’investisseur n’aura rien perçu du tout pendant toute la durée de vie.
Autocall Mécanismes
Mécanisme de remboursement anticipé automatique. À chaque date de constatation, si le sous-jacent est au-dessus d’un seuil prédéfini — le plus souvent 100 % de son niveau initial —, le produit s’arrête immédiatement : l’émetteur rembourse le nominal majoré du gain prévu et l’investisseur récupère ses fonds.
Le mot « automatique » est essentiel : ni l’investisseur ni l’émetteur ne décident. Le rappel se déclenche mécaniquement dès que la condition est remplie. La conséquence pratique est que la durée réelle d’un produit autocall est inconnue à la souscription : elle peut aller d’un trimestre à la maturité maximale.
ExempleUn autocall à 100 % constaté trimestriellement sur un indice à 102 % de son niveau initial au bout de six mois est remboursé à cette date, avec six mois de coupons. L’investisseur doit alors réinvestir.
B
Backtest Frais & valorisation
Simulation du comportement passé d’un produit ou d’un indice, calculée a posteriori sur des données historiques.
Un backtest est construit en connaissant le passé : il est toujours flatteur. Pour un indice créé récemment, l’essentiel de l’historique présenté est reconstitué et n’a jamais été investi par personne. À lire comme une illustration de mécanisme, jamais comme une performance.
Bail-in Cadre & risques
Mécanisme européen de résolution bancaire permettant d’imputer les pertes d’une banque en difficulté sur ses créanciers, par dépréciation ou conversion de leurs créances.
Les produits structurés étant des titres de créance, ils entrent dans le périmètre du bail-in. Ils ne bénéficient d’aucune garantie des dépôts : le fonds de garantie qui couvre les comptes bancaires ne s’applique pas aux EMTN.
Barrière activante Barrières & protection
Seuil dont le franchissement déclenche l’entrée en vigueur d’un mécanisme, par exemple une participation à la hausse ou un coupon majoré.
Moins fréquente que la barrière désactivante, elle s’analyse de la même manière : date et mode de constatation avant tout.
Barrière américaine Barrières & protection
Barrière constatée en continu, sur chaque séance de la durée de vie du produit. Un seul franchissement, même intrajournalier, suffit à la désactiver définitivement.
À niveau identique, une barrière américaine est bien plus risquée qu’une européenne. Sa présence dans une fiche produit doit faire exiger un coupon sensiblement plus élevé.
ExempleBarrière américaine à 65 % sur huit ans : il suffit d’une seule séance de panique à 64 % pour perdre la protection, même si le sous-jacent termine à 110 %.
Barrière de capital Barrières & protection
Niveau du sous-jacent en dessous duquel le capital n’est plus intégralement remboursé à l’échéance. C’est le paramètre le plus important d’un produit de rendement.
Au-dessus de la barrière, l’investisseur récupère 100 % du nominal, même si le sous-jacent a baissé de 39 %. En dessous, et sauf mécanisme airbag, il subit la totalité de la baisse depuis le niveau initial — ce qui crée une discontinuité brutale.
ExempleBarrière à 60 %. Sous-jacent final à 61 % : remboursement de 100 %. Sous-jacent final à 59 % : remboursement de 59 %, soit 41 % de perte pour deux points d’écart.
Barrière de coupon Barrières & protection
Niveau du sous-jacent au-dessus duquel le coupon de la période est versé. Elle se situe généralement entre 50 % et 70 % du niveau initial.
Plus la barrière est basse, plus le coupon est probable, et plus son taux affiché est faible. C’est le premier arbitrage à examiner dans une fiche produit : un coupon élevé associé à une barrière haute est souvent moins intéressant qu’un coupon modeste associé à une barrière profonde.
Barrière désactivante Barrières & protection
Seuil dont le franchissement supprime définitivement un avantage du produit : prime de bonus, mécanisme Twin Win, ou protection.
La vigilance porte sur le mode de constatation : une barrière désactivante constatée en continu sur plusieurs années est très souvent atteinte.
Barrière européenne Barrières & protection
Barrière constatée à une seule date, celle de l’échéance. C’est le format très largement dominant sur le marché français.
Elle est nettement plus favorable à l’investisseur qu’une barrière américaine : le sous-jacent peut passer sous le seuil pendant des années sans aucune conséquence, pourvu qu’il soit remonté au-dessus le jour de la constatation finale.
Best-of Barrières & protection
Mécanisme inverse du Worst-of : les conditions sont appréciées sur la composante la plus performante du panier.
Nettement plus favorable à l’investisseur, et donc nettement plus coûteux à structurer : les coupons proposés sont très inférieurs à ceux d’un Worst-of équivalent. Ces produits restent rares sur le marché français.
BMTN Cadre & risques
Bon à moyen terme négociable : équivalent de droit français de l’EMTN, émis sur le marché domestique.
Le format est différent, la logique identique : titre de créance, risque de crédit de l’émetteur, remboursement calculé par formule.
C
Cap (plafond) Mécanismes
Limite maximale de gain du produit. Au-delà de ce niveau, la hausse supplémentaire du sous-jacent ne profite plus à l’investisseur.
Le plafond est le principal financeur de la protection à la baisse : c’est en renonçant aux scénarios très haussiers que l’investisseur achète son amortisseur.
Cliquet (lock-in) Mécanismes
Mécanisme qui verrouille définitivement un niveau de gain dès qu’il a été atteint à une date de constatation, indépendamment de l’évolution ultérieure du sous-jacent.
Le cliquet protège les gains intermédiaires contre un retournement de fin de vie. Son utilité dépend entièrement du parcours : sur un marché régulièrement haussier jusqu’à l’échéance, il n’apporte rien.
Commission de distribution Frais & valorisation
Rémunération du distributeur, prélevée à l’entrée ou étalée sur la durée de vie du produit, et incluse dans la formule.
Son niveau est désormais obligatoirement communiqué. Un produit chargé de frais de distribution élevés verse nécessairement un coupon plus faible, toutes choses égales : il n’existe pas de frais indolores.
Compte-titres ordinaire Enveloppes & fiscalité
Enveloppe sans contrainte de plafond ni de durée, dans laquelle les produits structurés sont détenus en direct.
Les revenus et plus-values sont imposés à mesure de leur perception, au prélèvement forfaitaire unique ou sur option au barème. L’avantage est la liberté totale de choix de l’émetteur et de la souche ; l’inconvénient, une fiscalité immédiate qui pèse sur le rendement net d’un produit à coupons réguliers.
Contrat de capitalisation Enveloppes & fiscalité
Enveloppe de même nature financière que l’assurance-vie, accessible aux personnes morales et plus adaptée à certaines stratégies de transmission.
Il constitue la voie usuelle pour loger des produits structurés au sein d’une holding ou d’une trésorerie d’entreprise excédentaire.
Coupon conditionnel Mécanismes
Coupon dont le versement dépend de la réalisation d’une condition de marché à la date de constatation, typiquement un sous-jacent au-dessus d’une barrière.
Toute la communication commerciale des produits structurés repose sur ce taux, souvent présenté comme un « rendement ». Il s’agit d’un rendement potentiel maximal, en aucun cas d’un rendement attendu ni garanti.
Coupon fixe inconditionnel Mécanismes
Coupon versé à chaque période sans aucune condition de marché. On le rencontre dans les Reverse Convertibles et dans la plupart des produits de taux.
La certitude du coupon se paie ailleurs : la protection du capital est alors faible ou nulle, et le produit se comporte à l’échéance comme une détention directe du sous-jacent.
Coût total de détention Frais & valorisation
Somme de tous les frais supportés par l’investisseur : structuration, distribution, frais de gestion de l’enveloppe d’accueil, éventuels droits d’entrée.
C’est la seule mesure pertinente. Un produit structuré en assurance-vie supporte à la fois les frais intégrés à la formule et les frais de gestion annuels du contrat sur les unités de compte.
D
Date d’échéance Vie du produit
Date de maturité maximale du produit. Si aucun rappel anticipé n’est intervenu, c’est à cette date que le sort du capital est déterminé.
La durée affichée d’un produit autocall est une durée maximale, pas une durée attendue. Il faut néanmoins être en mesure de porter le produit jusqu’à cette date.
Date de constatation Vie du produit
Date à laquelle le niveau du sous-jacent est relevé pour déterminer le versement d’un coupon ou le déclenchement d’un rappel.
Seules ces dates comptent. Entre deux constatations, l’évolution du sous-jacent n’a aucune conséquence contractuelle — sauf en présence d’une barrière à constatation continue.
Date de strike Vie du produit
Date à laquelle le niveau initial du sous-jacent est constaté. Toutes les barrières et tous les seuils du produit sont exprimés en pourcentage de ce niveau.
Le strike est déterminant et pourtant rarement discuté : souscrire juste avant un strike fixé sur un point haut de marché place d’emblée toutes les barrières plus près du danger. Certains produits retiennent une moyenne de plusieurs observations pour lisser cet effet.
Décrément en points ou en pourcentage Sous-jacents
Deux modes de prélèvement très différents dans leurs conséquences. Le décrément en pourcentage est proportionnel au niveau de l’indice. Le décrément en points est un montant fixe en valeur absolue.
Le décrément en points est plus favorable quand l’indice monte, puisque le prélèvement relatif diminue. Il est beaucoup plus pénalisant quand l’indice baisse, car le prélèvement relatif augmente au moment même où l’investisseur a besoin que l’indice se maintienne au-dessus de ses barrières.
Delta, vega, thêta Frais & valorisation
Sensibilités de la valeur du produit à ses principaux paramètres : le delta mesure la sensibilité au niveau du sous-jacent, le vega à la volatilité, le thêta à l’écoulement du temps.
Ces notions expliquent le comportement parfois contre-intuitif d’une valorisation en cours de vie. Un produit dont le sous-jacent est stable peut se déprécier sous l’effet d’une hausse de la volatilité ou s’apprécier par le simple écoulement du temps.
Dividendes synthétiques Sous-jacents
Hypothèse de dividendes futurs retenue par l’émetteur pour construire le produit. Elle est figée à l’émission.
Les dividendes constituent la matière première du rendement d’un produit structuré : c’est en renonçant à les percevoir que l’investisseur finance ses coupons et ses barrières. Un investisseur en produits structurés achète donc, en substance, un flux de dividendes déjà transformé.
Document réglementaire standardisé de trois pages, remis obligatoirement avant toute souscription. Il présente la nature du produit, l’indicateur de risque, quatre scénarios de performance, les coûts et la durée de détention recommandée.
C’est la seule pièce véritablement comparable d’un produit à l’autre, et la seule qui fait foi avec le prospectus. La brochure commerciale, elle, n’a aucune valeur contractuelle. Les scénarios qui y figurent sont calculés selon une méthode réglementaire : ils n’engagent pas l’émetteur.
Durée de vie effective Vie du produit
Durée réellement écoulée entre l’émission et le remboursement, anticipé ou à l’échéance.
Sur les structures autocall, la durée effective moyenne observée sur le marché est très inférieure à la maturité contractuelle. Ce décalage doit être anticipé : il crée un risque de réinvestissement récurrent.
E
Effet de pull-to-par Vie du produit
Tendance de la valeur de marché d’un produit à se rapprocher de sa valeur de remboursement à mesure que l’échéance approche.
Il explique qu’un produit décoté en milieu de vie puisse revenir vers 100 % dans ses derniers mois, dès lors que les conditions de remboursement au pair sont réunies.
Effet de seuil Barrières & protection
Discontinuité du remboursement de part et d’autre d’une barrière : quelques dixièmes de point d’écart sur le sous-jacent peuvent faire passer le remboursement de 100 % du nominal à 60 %.
C’est le défaut structurel des barrières sèches, et la raison d’être des mécanismes airbag. Il explique aussi pourquoi la valeur de marché d’un produit devient très instable lorsque le sous-jacent évolue près de sa barrière.
Effet mémoire Mécanismes
Clause selon laquelle un coupon non versé n’est pas perdu mais mis en réserve. Il est rattrapé et payé en totalité dès qu’une constatation ultérieure redevient favorable.
La mémoire ne change rien au rendement maximal du produit : elle modifie la probabilité de l’atteindre. Elle protège contre les parcours agités, pas contre une baisse durable : si le sous-jacent ne repasse jamais au-dessus de la barrière de coupon, les coupons mémorisés ne sont jamais versés.
ExempleProduit à 8 % annuel : constatations 1 et 2 manquées, constatation 3 réussie. Le versement de la troisième année est de 24 %, soit les trois coupons cumulés.
EMTN Cadre & risques
Euro Medium Term Note : format juridique dominant des produits structurés en Europe. Il s’agit d’un titre de créance émis par une banque dans le cadre d’un programme d’émission déposé auprès d’un régulateur.
La nature juridique est déterminante : l’investisseur est créancier de la banque, et non propriétaire du sous-jacent. La formule de remboursement est une modalité de calcul de la dette, rien de plus.
F
Floor (plancher) Mécanismes
Niveau minimal de remboursement garanti par la formule, par exemple 90 % du nominal quel que soit le parcours du sous-jacent.
Un plancher borne la perte maximale, hors défaut de l’émetteur. Il se distingue d’une barrière, qui fonctionne par tout ou rien.
Fourchette achat-vente Frais & valorisation
Écart entre le prix auquel l’émetteur rachète le produit et celui auquel il le vendrait, en cours de vie.
Il constitue le coût réel d’une sortie anticipée. Sur les souches de taille réduite ou les structures complexes, cette fourchette peut représenter plusieurs points de nominal.
Frais de structuration Frais & valorisation
Marge prélevée par l’émetteur et le structureur, intégrée au prix d’émission du produit et non facturée séparément.
Concrètement, un produit émis à 100 % du nominal a une valeur financière réelle inférieure à 100 % dès le premier jour. Cet écart explique une part importante de la décote constatée en cas de sortie anticipée précoce. Le DIC en donne la mesure dans sa rubrique sur les coûts.
G
Garant Cadre & risques
Entité qui garantit les engagements de l’émetteur, souvent la maison mère d’un véhicule d’émission dédié.
Lorsque l’émetteur est une structure de financement ad hoc, c’est la qualité de crédit du garant qu’il faut analyser. Cette information figure en première page du document d’informations clés.
I
Indice de référence classique Sous-jacents
Indice de marché standard, calculé hors dividendes réinvestis, tel qu’il est cité par la presse financière.
Toute comparaison entre la performance d’un produit structuré et celle d’un indice classique doit être maniée avec précaution : le sous-jacent du produit est le plus souvent un indice décrément, dont la trajectoire diverge de l’indice classique année après année.
Indice décrément Sous-jacents
Indice construit spécifiquement pour la structuration, qui réinvestit les dividendes du panier puis en retranche un prélèvement forfaitaire : soit un pourcentage annuel, soit un nombre fixe de points d’indice.
Le mécanisme permet à l’émetteur de connaître à l’avance le flux de dividendes et donc d’offrir des coupons et des barrières plus généreux. La contrepartie est structurelle : si les dividendes réels du panier sont inférieurs au décrément, l’indice progresse mécaniquement moins vite que l’indice de référence classique. C’est la clé de lecture de la grande majorité des produits distribués en France.
ExempleUn décrément de 50 points sur un indice valant 1 000 représente 5 % par an. Si l’indice tombe à 500, les mêmes 50 points représentent 10 % par an : l’effet s’aggrave avec la baisse.
Indice thématique Sous-jacents
Indice construit autour d’un thème d’investissement : transition énergétique, santé, intelligence artificielle, sécurité.
Ces indices sont souvent récents : la performance présentée avant leur date de lancement est une reconstitution calculée a posteriori, non une performance observée. Leur concentration sectorielle accroît la volatilité par rapport à un indice large.
M
Marché secondaire Vie du produit
Mécanisme permettant de revendre le produit avant son échéance. Sur les produits structurés, il est assuré par l’émetteur lui-même, qui affiche un prix de rachat indicatif.
Il ne s’agit pas d’un marché au sens boursier : l’émetteur n’est en général pas contractuellement tenu d’assurer la liquidité, et le prix proposé intègre une fourchette achat-vente. Une sortie anticipée peut faire ressortir une valeur nettement inférieure au nominal, même lorsque le sous-jacent est au-dessus de toutes ses barrières.
Mono sous-jacent Sous-jacents
Produit dont la formule repose sur un seul actif de référence, le plus souvent un indice large ou une action.
Sur un indice large, c’est le format le plus lisible et le plus prudent. Sur une action unique, le risque spécifique d’entreprise devient prépondérant et peut surpasser largement le risque de marché.
N
Notation de crédit Cadre & risques
Appréciation de la solidité financière d’un émetteur par une agence spécialisée : Standard & Poor’s, Moody’s ou Fitch.
Les trois agences utilisent des échelles distinctes et aboutissent régulièrement à des conclusions différentes sur un même émetteur. Lire les trois notations plutôt qu’une seule, et retenir que la frontière déterminante se situe entre la catégorie investissement et la catégorie spéculative.
P
Panier Sous-jacents
Ensemble d’actifs servant de référence, dont la performance est agrégée selon une règle précise : moyenne, Worst-of, Best-of, ou pondérations fixes.
La règle d’agrégation est plus importante que la composition du panier : un panier de quatre actions en Worst-of est beaucoup plus risqué qu’un indice de quatre cents valeurs.
Participation Mécanismes
Pourcentage de la performance du sous-jacent effectivement restitué à l’investisseur. Une participation de 150 % amplifie la hausse, une participation de 70 % en restitue une partie seulement.
Une participation élevée est presque toujours compensée par un plafond de gain plus bas ou une protection plus faible : les deux paramètres se financent mutuellement.
PEA Enveloppes & fiscalité
Plan d’épargne en actions. Son éligibilité aux produits structurés est très restreinte : seuls certains titres respectant des contraintes strictes de composition peuvent y figurer.
En pratique, la grande majorité des produits structurés n’est pas éligible au PEA. Toute affirmation contraire doit être vérifiée dans la documentation de l’émetteur.
PER Enveloppes & fiscalité
Plan d’épargne retraite, enveloppe de long terme avec déductibilité des versements à l’entrée et sortie en capital ou en rente.
L’horizon long du PER s’accorde avec les maturités élevées des produits structurés. Le blocage des fonds jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé, doit être pleinement intégré avant de souscrire.
Période de non-rappel Mécanismes
Durée initiale pendant laquelle aucun remboursement anticipé ne peut se produire, même si la condition de rappel est remplie. Elle est fréquemment de douze mois.
Cette clause garantit à l’investisseur une durée minimale d’exposition et donc un minimum de coupons encaissables. Elle évite le cas désagréable d’un produit rappelé après un seul trimestre, qui laisse l’investisseur devant un problème de réinvestissement immédiat.
Phoenix Mécanismes
Famille de produits structurés qui verse un coupon à chaque date de constatation dès lors que le sous-jacent se situe au-dessus d’une barrière de coupon, généralement fixée entre 50 % et 70 % du niveau initial.
Le Phoenix se distingue de l’Athéna par le détachement effectif des coupons en cours de vie, et du Reverse Convertible par le caractère conditionnel de ces coupons. C’est la structure la plus distribuée en France, le plus souvent assortie d’un mécanisme d’autocall et d’un effet mémoire.
Position-recommandation AMF Cadre & risques
Doctrine de l’Autorité des marchés financiers encadrant la commercialisation des instruments financiers complexes auprès de la clientèle non professionnelle.
Elle fixe notamment des critères de complexité au-delà desquels un produit est considéré comme difficilement commercialisable auprès du grand public : nombre de mécanismes cumulés, lisibilité de la formule, caractère défavorable d’un mécanisme. Un produit cumulant Worst-of sur actions, barrière américaine et devise étrangère entre clairement dans cette zone de vigilance.
Imposition forfaitaire des revenus et plus-values de placement, au taux global de 30 % intégrant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
Applicable aux produits détenus en compte-titres. L’option pour le barème progressif reste possible et peut être plus favorable aux contribuables faiblement imposés.
Prospectus Cadre & risques
Document juridique complet du programme d’émission, approuvé par un régulateur, auquel s’ajoutent les conditions définitives propres à chaque souche.
Souvent long de plusieurs centaines de pages, il fait seul foi en cas de litige sur l’interprétation de la formule. Les conditions définitives — le termsheet final — précisent les niveaux exacts constatés au strike.
Protection du capital Barrières & protection
Engagement de rembourser tout ou partie du nominal à l’échéance. On distingue la protection conditionnelle, qui dépend d’une barrière, de la protection inconditionnelle, qui ne dépend que de la solvabilité de l’émetteur.
Dans tous les cas, la protection ne joue qu’à l’échéance et ne couvre jamais le risque de défaut de l’émetteur. L’expression « capital garanti » ne doit jamais être comprise comme « sans risque ».
R
Reverse Convertible Mécanismes
Structure versant un coupon fixe inconditionnel, avec un remboursement du capital conditionné au niveau final du sous-jacent et une protection faible ou nulle.
Dans certaines variantes, le remboursement se fait en titres plutôt qu’en espèces : l’investisseur devient alors effectivement actionnaire au prix d’exercice, ce qui matérialise la perte latente.
Risque de change Cadre & risques
Risque lié à la libellé du produit dans une devise différente de celle de l’investisseur, ou à un sous-jacent exprimé en devise étrangère.
Il peut effacer entièrement un gain de formule ou aggraver une perte. Une version couverte dite quanto existe souvent : son coût de couverture réduit le coupon affiché, ce qui est le prix de la tranquillité.
Risque de crédit émetteur Cadre & risques
Risque de défaillance de la banque émettrice du titre. En cas de défaut, l’investisseur perd tout ou partie de son capital, indépendamment du comportement du sous-jacent.
C’est le risque le plus souvent négligé, car il ne se matérialise presque jamais — jusqu’à ce qu’il se matérialise. Un produit « à capital garanti » émis par une banque défaillante ne garantit plus rien. La diversification des émetteurs est donc aussi importante que celle des sous-jacents.
ExempleEn 2008, les porteurs de notes émises par Lehman Brothers ont subi des pertes très lourdes sur des produits dont certains étaient présentés comme à capital garanti.
Risque de réinvestissement Vie du produit
Risque de devoir replacer un capital remboursé par anticipation dans des conditions de marché moins favorables qu’à l’origine.
C’est le risque le plus sous-estimé des structures autocall. Un produit rappelé rapidement a bien rempli son office, mais l’investisseur se retrouve à devoir reconstituer une position dans un marché où les coupons offerts sont souvent plus faibles — précisément parce que le marché a monté.
S
Scénarios de performance Frais & valorisation
Quatre scénarios — tendu, défavorable, intermédiaire et favorable — calculés selon une méthode réglementaire uniforme et présentés dans le document d’informations clés.
Leur intérêt est de permettre une comparaison standardisée entre produits. Leur limite est qu’ils reposent sur des hypothèses normées et non sur une prévision : ils ne constituent ni un engagement de l’émetteur ni une probabilité.
Senior preferred et senior non preferred Cadre & risques
Deux rangs de séniorité dans la dette bancaire. La dette senior non preferred absorbe les pertes avant la dette senior preferred en cas de résolution.
La plupart des produits structurés destinés aux particuliers sont émis en senior preferred. Une émission en senior non preferred offre un coupon supérieur pour un risque de subordination plus élevé : la mention figure dans la documentation et mérite vérification.
Seuil de rappel Mécanismes
Niveau que le sous-jacent doit atteindre à une date de constatation pour déclencher le remboursement anticipé. Il est le plus souvent fixé à 100 % du niveau initial.
Un seuil de rappel bas accélère la sortie du produit, ce qui est généralement favorable à l’investisseur lorsque le coupon a été encaissé. Un seuil haut allonge la durée de vie probable.
Soft call et hard call Frais & valorisation
Deux natures d’option de remboursement anticipé. Le hard call appartient à l’émetteur, qui l’exerce quand cela lui est favorable. Le soft call se déclenche automatiquement sur condition de marché, comme dans un autocall.
La distinction est essentielle : dans le premier cas, l’option joue contre l’investisseur ; dans le second, elle est neutre et contractuelle.
Sous-jacent Sous-jacents
Actif de référence dont l’évolution détermine le comportement du produit : indice, action, panier, taux, inflation ou signature de crédit.
Le sous-jacent ne fait l’objet d’aucune détention par l’investisseur. Celui-ci ne possède ni les actions ni l’indice : il détient un titre de créance émis par une banque, dont le remboursement est calculé par référence à cet actif. Il ne perçoit donc pas les dividendes et ne dispose d’aucun droit de vote.
SRI Cadre & risques
Indicateur synthétique de risque imposé par la réglementation européenne, gradué de 1 à 7, présenté en tête de chaque document d’informations clés.
Il agrège un risque de marché et un risque de crédit selon une méthode standardisée. Utile pour comparer deux produits entre eux, il reste insuffisant pour en saisir le profil réel : deux produits de SRI identique peuvent avoir des structures de perte très différentes.
T
Taux de rendement interne Frais & valorisation
Taux annualisé qui résume la performance d’un produit en tenant compte du montant et de la date de chaque flux.
C’est le seul indicateur permettant de comparer des structures de durées et de calendriers différents. Un coupon de 9 % perçu pendant deux ans avant rappel ne se compare pas directement à un coupon de 7 % perçu pendant huit ans.
Termsheet Cadre & risques
Fiche technique récapitulant les caractéristiques d’un produit : sous-jacent, barrières, coupon, dates, format d’émission.
Avant l’émission, elle est indicative : les niveaux définitifs ne sont arrêtés qu’à la date de strike. C’est le document de travail de la comparaison entre offres concurrentes.
Triangle de sécurité luxembourgeois Enveloppes & fiscalité
Dispositif de droit luxembourgeois plaçant les actifs des contrats d’assurance-vie hors du bilan de l’assureur, sous la surveillance du régulateur local.
Il confère au souscripteur un rang de créancier privilégié de premier rang sur les actifs du contrat. Il protège du défaut de l’assureur, mais jamais du défaut de l’émetteur du produit structuré logé dans le contrat : les deux risques sont distincts.
Trigger dégressif Mécanismes
Variante dans laquelle le seuil de rappel diminue à chaque constatation, par exemple de cinq points par semestre, au lieu de rester fixe à 100 %.
Le mécanisme augmente sensiblement la probabilité de remboursement anticipé au fil du temps. La contrepartie est qu’un rappel peut intervenir alors que le sous-jacent reste très inférieur à son niveau d’origine : le produit se termine sans que l’investisseur ait pu bénéficier d’un éventuel rebond.
ExempleSeuil à 100 % la première année, puis 95 %, 90 %, 85 %… Au bout de six ans, un simple retour à 70 % suffit à déclencher le rappel.
Twin Win Mécanismes
Structure qui transforme la baisse du sous-jacent en gain, tant qu’un seuil bas n’a pas été franchi, tout en restituant également la hausse.
L’investisseur gagne donc dans les deux directions, à condition que l’amplitude de la baisse reste contenue. Le franchissement de la barrière éteint le mécanisme et rétablit une exposition classique à la perte.
U
Unité de compte Enveloppes & fiscalité
Support d’investissement d’un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation, dont la valeur suit celle de l’actif sous-jacent sans garantie en capital de l’assureur.
C’est sous cette forme que la très grande majorité des produits structurés sont souscrits en France. L’assureur référence le titre, en assure la valorisation périodique et porte la relation contractuelle.
V
Valeur de marché (mark-to-market) Vie du produit
Valorisation du produit en cours de vie, calculée par l’émetteur à partir de modèles d’options.
Elle dépend du niveau du sous-jacent mais aussi de la volatilité, des taux, du temps restant et du risque de crédit de l’émetteur. C’est pourquoi un produit peut valoir 92 % du nominal alors que son sous-jacent est inchangé : la valeur de marché n’est pas une règle de trois.
Volatilité Sous-jacents
Amplitude des variations du sous-jacent. C’est la variable qui détermine le niveau de coupon qu’un émetteur peut offrir.
Une volatilité élevée permet des coupons élevés : l’émetteur vend des options plus chères. Un coupon exceptionnellement généreux ne signale donc pas une bonne affaire mais un sous-jacent plus risqué, ou un mécanisme défavorable comme un Worst-of.
W
Worst-of Barrières & protection
Mécanisme dans lequel toutes les conditions du produit sont appréciées sur la composante la moins performante d’un panier.
C’est le mécanisme le plus mal compris du marché. Un panier de quatre actions n’apporte aucune diversification : il additionne les risques. La probabilité qu’au moins une des quatre composantes connaisse un accident est bien supérieure à celle d’un accident sur une seule. Le coupon généreux d’un Worst-of est donc la rémunération d’un risque accru, non d’une opportunité.
ExemplePanier de quatre actions dont trois progressent de 30 % et une chute de 45 % sous la barrière : le produit perd 45 %. Les trois hausses ne comptent pas.
Un terme manque ?
Signalez-le,
le glossaire est enrichi au fil des évolutions du marché.
Accompagnement
Une formule définie avec vous, pas choisie dans un catalogue
Nous ne sommes ni émetteur ni structureur : nous n’avons aucune souche à placer.
Nous cadrons avec vous l’horizon, le niveau de protection et le sous-jacent, puis
nous mettons les émetteurs en concurrence sur cette formule.